La presse, les librairies et les conférences 2/3

Rappel du contexte :

Suite à un petit échange houleux que j’ai eu sur les RS dernièrement au sujet de la Presse, des conférences et des librairies je vais vous donner mon avis, que vous n’avez pas demandé. D’abord, il faut savoir que j’ai traité certains auteurs de fainéants, gardez ça en tête vous ferez pourquoi c’est justifié ou pas, mais j’assume mon avis.

Il y a un bruit qui court comme quoi c’est impossible de décrocher une interview quand on n’est pas édité par une Grande MAISON d’éditions. C’est genre impossible de toute la vie jusqu’à la mort (nan sans déc j’exagère à peine). Il y a aussi cette idée comme quoi pour faire une conférence ou pour mettre ses livres en dépôt chez un libraire il faut PAYER ! Tout comme c’est impossible de mettre des livres en dépôt ! (Vive la logique, on peut mais on peut pas. C’est le moment où je me demande si les gens prennent pas un peu trop de drogue parce que Wouhou)

Le lien vers l’article 1

Le cas des conférences :

Je crois que cet article sera court car je n’ai pas autant d’expérience que je le souhaite dans ce domaine, la conférence que je devais faire l’année dernière a été annulé à cause du covid et celle de cette année est incertaine. Je n’ai donc que l’expérience de ma première conférence en tant qu’autrice ainsi que mon expérience de spectatrice de conférence et des échanges avec des personnes qui sont justement des professionnels qui accueillent des conférenciers. (Désolée, je ne peux pas inventer des expériences que je n’ai pas). Je vais parler de conférences mais dans conférences j’englobe : Rencontre, débat, conférence, lecture publique. En somme tout ce qui se fait par un auteur dans une structure à viser du publique en lien avec ses livres.

Il paraîtrait que :

  • Il faut payer pour faire une conférence (et c’est injuste ouin-ouin)
  • On n’est jamais payé lorsque l’on fait des conférences (et c’est injuste ouin-ouin)
  • Plus on est célèbre plus on gagne d’argent lors des conférences (et c’est injuste ouin-ouin)
  • On ne fait jamais de conférence quand on est auto-édité (et c’est pô juste ouin-ouin) et quand on est publié par une petite structure et quand on veut peu de livres.

Bon déconstruisons ces mythes. Déjà arrêtez de dire que tout est injuste et que le monde vous en veut à vous personnellement et que tout le monde est méchant avec les autoédités/auteurs inconnus parce que la majorité de ces stéréotypes sont balancés sur les réseaux sociaux alors que tout ceci est faux, en tout les cas en parti vrai, nous allons voir.

  • Il faut payer pour faire une conférence : FAUX On ne vous demandera de l’argent pour faire une conférence ! Si on vous en demande fuyez parce qu’il y a anguille sous roche. Les structures telles que les médiathèques ne vous demandent pas d’argent. Je ne sais pas ce qu’il en est pour les conventions et les salons, mais en ayant vu des messages de la Ligue des auteurs pro il y a quelques années je pense qu’on ne vous demande pas de payer non plus pour les GROS événements. Fin du premier point.
  • On n’est jamais payé lorsque l’on fait des conférences : j’avoue c’est plus compliqué qu’il n’y paraît. Il est possible de faire une conférence bénévolement. Il y a quelques années la Ligue des Auteurs Pro disaient que les Auteurs n’étaient pas payés pour les conférences/salons/rencontres (je n’ai pas essayé donc je ne sais pas) donc c’est possible que cela soit encore le cas, même si j’ai vu circuler des choses qui indiquaient qu’en effet les auteurs étaient rémunérés.

Est-ce que donc tous les auteurs sont payés ? Non. Et ne criez pas à l’injustice toute suite ! Lorsque l’on sollicite de faire une conférence on peut décider de le faire bénévolement. Et oui, c’est un droit. La structure en question peut aussi ne pas avoir les moyens de nous rémunérer mais c’est à vous de voir et de parler ouvertement de ça. Attention cependant si vous décidez que votre première conférence sera bénévole précisez bien que c’est que celle-ci dès le départ. Les structures peuvent se dire que si vous leur avez fait un cadeau une fois vous allez le faire à chaque fois. Dites les choses ouvertement.

Parlons des tarifs en tant que tel. Je ne saurais vous conseiller mais le CNL publie chaque année une indication tarifaire pour les professionnels du livre (et oui, publier un livre fait de vous un professionnel du livre) : Si vous souhaitez en savoir plus rendez-vous sur ce lien

Sachez encore que les frais d’hébergement et de déplacement sont pris en charge. Alors bien sûr, si vous habitez à quelques minutes du lieu, il est possible qu’on ne vous rembourse pas votre ticket de bus, mais c’est à vous de le négocier. En ce qui concerne les hébergements bien sûr si vous vivez à 10Km du lieu on ne va pas vous rembourser l’hôtel. De même on ne vous remboursera pas un palace 5 étoiles, à moins que vous ne soyez une immense célébrité. On peut même vous rembourser les restaurants bien sûr dans la limite du raisonnable. Mais lisez cet article il vous en apprendra plus sur les forfaits et les remboursements. Si on vous les refuse alors négocier.

Dans tous les cas mon conseil est le suivant : négocier. Vous avez une langue, vous avez un cerveau alors servez-vous en. N’oubliez pas l’écriture est un métier, comme vous négociez vos primes et votre salaire avec votre employeur (sauf dans la fonction publique) et bien négocier dans votre métier d’écrivain. Personne ne va vous manger. Au pire on vous claquera la porte au nez, est-ce si grave ? Non. Dans tous les cas, on vous respectera parce que vous aurez eu le courage de dire les choses.

  • Plus on est célèbre plus on gagne d’argent : Oui, clairement oui (très vieil article mais je l’ai toujours trouvé intéressant) et j’ai envie de dire c’est normal. Alors attention, je ne suis pas forcément d’accord avec le fait de payer des dizaines de milliers d’euros un auteur juste pour sa célébrité, mais je trouve logique et naturel qu’une personne qui génère à elle seule des millions (ou plus) de vente de livres soient payés plus, à la condition que ce qu’elle a à dire soit intéressant, bien ficelé, captivant, utile et que la conférence permette d’apprendre des choses. Tout comme je n’ai aucun problème à me dire qu’un spécialiste dans un domaine soit payé plus qu’un néophyte pour faire une conférence, ça s’appelle l’expérience. Attendons nous bien, je donne l’impression de mélanger COMMERCIALITE d’un auteur avec son EXPERIENCE D’AUTORITE mais ce n’est pas le cas. En réalité on peut diviser cela en deux catégories : d’une part, il y a les auteurs célèbres (les stars) qui n’ont pas forcément grand chose à nous apprendre mais qui sont rentables et qui seront donc payés des fortunes pour des rencontres qui ne seront pas forcément hypers instructives (j’ai dis pas forcément ça peut l’être selon ce que l’on recherche mais vous aurez compris) et de l’autre, il y a des auteurs qui ne sont pas nécessairement des stars mais qui à force de faire des conférences sont devenus des experts en la matière et ont des choses à transmettre de réellement instructives. Dans le premier cas, je trouve logique qu’on paye plus les stars car elles génèrent de l’argent et que nous vivons dans un monde capitaliste. Dans le second cas, l’argument d’autorité fait loi. Vous pouvez ne pas être d’accord bien entendu.

Gardez en tête plusieurs choses :

Tout d’abord ne jalousez pas les gens qui gagnent des fortunes, on ne sait jamais cela pourrait vous arriver.

Ensuite, l’expérience fait que l’on peut plus aisément demander une rémunération conséquente. Un peu comme dans n’importe quel travail. Si vous n’avez pas d’expérience, ni de compétence dans un métier vous n’allez pas demander (quoi que vous pouvez toujours) et recevoir la même gratification qu’une personne qui aura 30 ans d’expérience, les compétences et qui aura continué à se former sur son métier. Je sais qu’actuellement on voudrait lisser le tout dans un souci d’égalité parfaite mais posez-vous la question : voudriez-vous réellement être payé la même somme qu’une personne qui commence dans une profession, ou qu’une personne qui n’aura pas su continuer à se former ?

L’égalité entre les hommes et les femmes ? Je ne sais pas si elle existe dans ce milieu. Probablement pas. Est-ce que c’est un problème ? Oui et non. Tout dépend. Comme je vous l’ai dis dans ce milieu il faut négocier, c’est surtout comme ça que ça marche. Est-ce que les femmes peuvent négocier ? Bien sûr, je crois que les femmes savent négocier aussi, mais est-ce qu’elles le font ? Est-ce qu’elles osent ? Rien n’est moins certain. Du coup, est-ce que les femmes doivent chouiner ? Non. Si l’on ne sait/veut pas négocier on ne peut s’en prendre qu’à soi-même, et c’est valable pour les hommes aussi car certains ne savent pas non plus négocier leur rémunération. Négocier est aussi une compétence salariale, même si c’est choquant pour les féministes de se l’entendre dire une femme n’est pas plus incompétente qu’un homme mais si elle ose moins négocier qu’un homme c’est son problème à elle. Ce que vous avez à dire vaut le coup que vous vous battiez pour. Si vous ne vous prenez pas en main personne ne le fera à votre place. (Je sais Ponine est cruelle)

Dernier conseil : même si vous n’obtenez pas la rémunération que vous souhaitez ne faites pas la tête. Soyez souriant et aimable. Je sais c’est difficile.

  • On ne fait jamais de conférences quand on est AE ou issu d’une petite structure ou inconnu : Je suis publiée par une petite maison et (spoil alert) j’ai fais une conférence et je devais en faire d’autres, donc OUI on PEUT ! J’ai aussi assisté à des conférences d’autoédités (dont une soporifique mais ça n’avait rien avoir avec la manière dont l’autrice avait choisi d’être publiée). Il n’y a pas de complot mondial contre les AE et les auteurs inconnus contrairement à ce que les AE et les auteurs inconnus pensent.

Maintenant parlons sérieusement :

Si vous n’êtes pas un auteur célèbre, que vous n’avez pas un réseau d’influence digne d’un film de mafieux des années 70 ou d’un politicien en campagne, vous aurez moins de chance d’avoir des conférences et de gagner des millions par ce biais. Vous allez devoir bosser pour que cela arrive, cela signifie que l’on ne viendra pas vous prendre par la main, c’est à vous de gérer. Parce que je suis une gentille (et que j’en ai marre d’entendre les gens se plaindre) je vais vous donner des conseils :

  1. Demandez-vous pourquoi vous voulez faire une conférence, un débat, une rencontre, une lecture publique. Soyez honnête. Si dans votre réponse il y a uniquement : gagner de la moula, vous serez déçu. Si c’est pour attirer des millions de lecteurs et gagner de la moula, vous serez déçu. Si c’est pour passer un bon moment, partager avec d’autres, faire découvrir votre univers, apporter de la joie, apporter/partager des connaissances, c’est la bonne attitude et votre projet aura plus de chance d’aboutir. Si vous n’avez rien à dire, rien à apporter, alors ne demandez pas à faire de conférence. Il faut mieux attendre d’avoir quelque chose d’utile et intéressant à dire.
  2. Quelle est votre plus-value ? Quelles connaissances avez-vous à apporter ? Si la réponse est « ma petite personne à moi », passez votre chemin, tout le monde s’en moque de votre vie aussi importante soit-elle à votre vie. Pour intéresser des organisateurs d’événements, il faut impérativement avoir quelque chose d’intéressant à offrir à leur auditoire. Pour ça regardez les autres conférences proposer par les structures, si possible rendez-vous aux conférences (toutes celles qui vous intéressent et même d’autres). Pourquoi allez dans ces conférences ? Pour connaître les gens, déjà. Pour vous faire une place dans le milieu et développer votre réseau, rencontrer les journalistes (on verra dans l’article suivant ce point en détail), pour apprendre ce qui marche ou pas, pour apprendre à captiver un public, pour profiter des échecs des autres autant que de leurs réussites, pour remarquer les questions pièges, les attitudes à ne pas avoir, celles à prendre, pour remarquer les effets de manches . Bref, que de bonnes raisons de se forcer et même si c’est « chiant », même si c’est « long », même si c’est « une perte de temps » en apparence.
  3. Maîtrisez votre sujet et apprenez à faire des conférences intéressantes. Si vous avez eu l’occasion de faire une conférence et que votre public s’est ennuyé parce que vous êtes trop stressé ou que vous ne savez pas rendre vivante votre conférence alors on ne vous recontactera pas. Que faire quand on n’a jamais donné de conférences, que l’on n’a pas l’expérience « professionnelle » qui va avec le fait de parler en public ? Relisez le point au-dessus !
  4. Comment trouver des conférences ? Et bien, vous pouvez vous rendre à plusieurs événements organisés par les structures qui vont intéressent. Ne visez pas trop haut au début. Plus une structure est renommée plus elle risque d’avoir un planning chargé avec des sommités et risquent de ne pas être intéressés par ce que vous avez à offrir. tout comme la World Conference on Lung Cancer ne donnera pas la parole à un médecin traitant qui n’a rien découvert, ou encore comme Polymanga ne va pas donner la parole à un illustre inconnu, vous ne pourrez pas en tant qu’inconnu espéré faire les plus grandes salles du monde. Donc visez petit, au début, développez vos compétences et votre réseau. Oui, cela peut-être long.

Alors je vais partir de mon expérience à la médiathèque où j’ai fais ma première conférence. J’avais envie de faire une conférence car j’avais des choses à dire sur mon roman mais sur l’univers qui l’entourait (aka la magie, la wicca et la manière dont j’ai construit mon univers) alors je me suis renseignée sur qui était la chargé de culture de la ville à côté de laquelle je vis (là où se trouve la médiathèque). J’ai appris qu’elle devait aller au vernissage d’une exposition dans le village à côté du bien. Alors, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis rendue à l’exposition. J’ai attendu la venue de la chargée de culture. J’ai écouté son discours. J’ai attendu qu’elle finisse de parler avec les organisateurs, en m’approchant discrètement mais sans être intrusive et au moment opportun j’ai adressé la parole à la chargée de culture. Je me suis présentée, j’ai présenté ce que je faisais et je lui ai demandé ce que nous pouvions faire ensemble pour promouvoir la lecture et la culture dans sa ville. Ne me demandez pas les mots exacts c’était en 2019, j’avais mal au coeur, les jambes tremblantes car je suis la plus grande introvertie du monde et que j’ai toujours peur de dérangé et que je manque cruellement de confiance en moi (comment ça ça ne se voit pas ? Non, mais dis donc!) Elle m’a donné des contacts et j’ai contacté la directrice de la médiathèque. Et voilà ! Tout simplement.

Pourquoi je n’ai pas fait ma première conférence tout de suite? Tout simplement qu’entre la rencontre avec la chargé de culture, le premier rendez-vous avec la directrice de la médiathèque et ma conférence, il s’est écoulée huit mois. Il faut être patient. D’une part les directeurs ne sont pas des gens qui peuvent vous recevoir du jour au lendemain, ce sont des gens qui peuvent prendre aussi des vacances (si, si je vous jure). Il faut savoir que je n’ai pas été reçue en tête à tête avec la directrice il y avait également la personne chargée du rayonnage Fantasy/adulte et la personne qui s’occupe de la communication. Et oui, pour négocier cela se fait devant d’autres personnes, quand je vous disais qu’il fallait faire preuve de courage. J’imagine que dans des lieux plus grands il y aurait eu plus de personnes ou que j’aurais été reçu par des assistants, mais c’est toujours la même chose, il faut être intéressant, avoir des choses à dire, être détendu. Donc comme je le disais, il y avait plusieurs personnes, donc plusieurs agenda à faire coïncider. Et enfin, il faut que vous conférence s’inscrive dans le programme de communication. La communication dans une mairie c’est 3-6 mois d’avance minimum (je ne vous explique pas pourquoi je parle de mairie, ça va être long et chiant et ayant bosser en comm. dans une mairie, bref je sais de quoi je parle et pourquoi j’en parle, faites-moi confiance). Alors armez-vous de patience.

Pourquoi est-ce que j’ai fais ce parcours ? Envoyer des mails pour se présenter ou téléphoner, c’est bien mais ça manque de quelque chose….Attendez je réfléchis…ça manque de personnalité ! Dans le monde de la culture les gens n’ont pas besoin de vous, surtout si vous êtes inconnu, donc pour montrer que vous êtes une personne digne de confiance et qui en veut il faut du courage et être dans l’action. Si vous êtes timide, si vous n’osez pas vous présenter alors on ne vous verra jamais. Si au contraire vous allez au devant des gens, si vous leur demandez ce que ensemble vous pouvez faire pour promouvoir quelque chose (surtout quelque chose que lui a – ici le rayonnement culturel de la ville) on va plus facilement vous écouter et vous répondre favorablement.

J’aurais pu aller à la médiathèque et demander à faire une conférence mais à qui ? La directrice je ne l’avais jamais vu, je ne savais même pas son nom, alors je ne crois pas que la personne à l’accueil m’aurait dit « mais bien sûr on a que ça a faire de recevoir des illustres inconnus ». Du coup, j’ai visé réseautage. Un ou une chargée de culture d’une ville connaît des gens, elle sait à qui il faut s’adresser parce que c’est son métier. Si j’avais été musicienne elle m’aurait surement adressé à quelqu’un d’autre, si j’avais été peintre aussi (bref vous avez compris l’idée). Et en rédigeant le mail pour la directrice de la médiathèque en disant que je venais de la part de la chargée de culture et bien disons que ça met un peu plus de poids dans la balance.

J’ai bien conscience que si vous vivez dans une métropole ce sera presque impossible à faire mais il y aura toujours des petites médiathèques où commencer votre carrière d’orateur ou d’oratrice.

J’en profite pour vous dire que c’est plus facile d’être une personne reconnaissable quand on a un style vestimentaire un peu particulier, un trait d’originalité (pas trop non plus attention à ne pas tomber dans le côté clown), mais le fait d’avoir un signe distinctif permet que des personnes qui en côtoient des centaines par jour vous reconnaissent. On ne se rappellera peut-être pas de votre nom, mais du fait que vous êtes la personne qui a tel signe distinctif (à condition que ça ne soit pas ridicule). Ne vous offusquez pas si une personne qui connait des centaines de personnes ne retient pas votre nom la première fois à la longue elle vous reconnaîtra.

Je n’ai pas d’autres conseils à vous donner sur ce sujet car je n’y connais pas plus en la matière. On se retrouve au prochain article.

Image par Oli Götting de Pixabay

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