Comment choisir la bonne idée à exploiter ?

Il est courant d’avoir beaucoup d’idées en tête. Si vous travaillez votre créativité au quotidien, comme je le conseille dans mon ebook Maîtriser les trois sources de la créativité (disponible sur Amazon), vous ne serez jamais en manque d’idée. Seulement voilà avoir beaucoup d’idées c’est très bien, surtout dans tous les domaines de votre vie, mais savoir trier et choisir les idées les plus exploitables pour écrire un roman c’est mieux.

Les bases

La meilleure manière de commencer reste de prendre des notes des idées qui nous traversent l’esprit. Bien entendu, il est fort improbable que vous puissiez noter toutes les idées que vous avez chaque jour, mais vous pouvez aisément garder celles qui reviennent fréquemment, ou les thèmes qui vous reviennent souvent en tête. Vous pouvez prêter attention à vos ressentis quand une idée vous traverse. Si vous ressentez une joie particulière c’est peut-être que cette idée vaut la peine d’être conservée.

Garder une trace des idées que vous avez eu ou des événements marquants permet de faire le tri dans son esprit, d’avoir un souvenir plus clair des choses également et surtout de pouvoir y revenir plus tard quand vous le jugez opportun. Avoir un stock d’idées, d’expériences, de souvenirs, de thèmes que l’on souhaite exploiter est nécessaire pour créer de nouvelles idées.

Le Brainstorming

Lorsque l’on décide que l’on souhaite travailler sur un nouveau projet, le mieux reste de commencer par un brainstorming. On s’assoit, on prend un stylo et du papier et l’on note toutes les idées qui nous passent par la tête. On peut choisir un laps de temps ou se laisser aller jusqu’à ne plus avoir aucune idée. Puis on prend le temps de relire et de voir si certaines idées reviennent plus souvent ou si l’une ou plusieurs nous interpellent.

Relecture du carnet à idées

Relire les idées que l’on a déjà eu permet de s’orienter vers un choix. Si une idée nous emballait dans le passé, il est possible que ce soit encore le cas et qu’après lui avoir laissé le temps de maturer on arrive à en faire une idée de roman. Il faut savoir que toutes les idées ne seront pas exploitées, ni exploitables, parfois pas en l’état, mais les relire permet de se faire une opinion sur ce qu’elles valent. Peut-être qu’en relisant le carnet, vous mélangerez deux idées ensemble et que cette nouvelle idée vous inspirera un roman.

Laissez faire l’inconscient

Comme je le disais dans l’article précédent ( Les trois sources de la créativité ) la partie immergée de l’iceberg de la créativité permet de concevoir des idées nouvelles. En mélangeant toutes les choses que l’on voit, fait, pense, notre cerveau génère de lui-même de nouveaux problèmes ou de nouvelles avancées. Les idées de roman n’apparaissent pas toujours au moment où on l’aimerait. Lorsque l’on nourrit l’inconscient cela peut prendre du temps avant que celui-ci ne fasse le rapprochement entre plusieurs expériences pour créer une idée exploitable. C’est pour cela qu’il faut être à l’écoute de ses ressentis. Lorsqu’une idée apparait dans l’inconscient la noter, prendre un peu de recul et s’assurer qu’elle est exploitable reste la meilleure des solutions.

Se fier à son ressenti

Parfois la meilleure façon de juger si une idée est exploitable reste d’écouter ses émotions. Est-ce que l’on a envie de l’exploiter ? Est-ce qu’elle nous paraît assez intéressante pour y consacrer des mois ? Est-ce qu’elle est assez forte pour servir de base à un roman ? Il m’est souvent arrivé de vouloir écrire un roman en suivant une idée qui me plaisait, mais qui n’était pas assez riche pour se transformer en un véritable roman. Ce n’est grave, l’important c’est de suivre son ressenti, ses émotions et ses idées. Gardez en tête que faire des erreurs est l’une des meilleures manière d’apprendre.

Evaluer le potentiel des idées

C’est certainement l’étape la plus importante si vous ne souhaitez pas écrire des dizaines ou des centaines de pages pour finalement vous dire que votre histoire ne tient pas la route. Je pars du principe que toutes expériences est bonne à prendre et qu’un échec est une leçon. Je considère également que l’art se travaille et que cela n’est pas grave si l’on passe un an sur un projet pour finalement le mettre de côté car il n’est pas assez abouti. Seulement, je sais également que tout le monde ne partage pas ce point de vue. Je ne détiens pas la science infuse, je commets énormément d’erreur dans le choix de mes idées de romans. Vous n’imaginez pas le nombre de projets que j’ai commencé sans les terminer parce que l’idée de base me plaisait mais qu’il manquait un petit quelque chose. Pour tout vous confiez, à la fac j’avais écrit une novella mais il manquait cette étincelle qui rendrait l’histoire unique, et bien dix ans après je reprends cette histoire pour la transformer en roman.

Je crois que la manière d’évaluer une idée reste de prendre du temps pour la développer, sans se lancer tout de suite dans la rédaction du projet – ce que je faisais avant. Prendre un jour, une semaine ou un mois pour creuser l’idée principale, trouver des intrigues possibles, des personnages, pour construire un scénario n’est pas une perte de temps. Oh, je sais bien que cela est long et fastidieux, mais c’est parfois nécessaire. En prenant le temps de planifier il est alors possible de voir si les noeuds dramatiques sont là, s’il y a assez d’enjeux pour les personnages, si l’idée tient la route, si le thème est présent.

Jusqu’à récemment, je ne planifiais pas, ou très peu, je crois maintenant que c’est cela qui m’a fait démarrer autant de projets dans pouvoir les pousser jusqu’au bout. Quand je parle de planifier, il n’est pas question de prévoir tout dans les moindres détails, de connaître la généalogie de vos personnages sur 15 générations, de brosser tout le monde de vos héros, mais bien de creuser les intrigues et les personnages principaux. Après tout ce sont les personnages qui font l’histoire.

Toutes les expériences sont bonnes

Si jamais votre idée s’avère ne pas tenir la route ne la rejetait pas pour autant. Une idée peut demander du temps pour arriver à maturité. Comme un bébé met neuf mois pour être formé et venir au monde, une idée demande aussi du temps. Peut-être que votre idée est encore au stade embryonnaire et que vous vous êtes lancé trop vite. Auquel cas ce n’est pas grave. Peut-être que vous avez trop tardé pour vous lancer dans le projet, ce qui n’est pas grave non plus. Soyez indulgent envers vous-même. Il se peut également qu’une fois que votre roman sera écrit et publié il ne trouve pas son lectorat parce que « ce n’est pas le bon timing » ce n’est encore une fois pas grave. Vous aurez appris de vos erreurs et c’est l’important. Vous aurez surtout eu une expérience et acquis plus de compétences.

La bonne idée c’est celle qui vous fait plaisir

Après tout la meilleure idée de roman que vous pouvez avoir c’est celle que vous avez le plus envie d’exploiter, de travailler et sur laquelle vous voulez vous consacrer. Le résultat importe peu, si vous avez prit plaisir et que vous avez améliorer vos compétences alors rien n’est plus important. Mieux vaut se concentrer sur les leçons apprises que sur le fait de réussir. Avec le temps, il deviendra plus aisé de trouver l’idée parfaite pour un roman. Il n’y a pas d’idée parfaite, simplement une idée bien travaillée et préparée qui permet d’achever son roman.

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